À l'occasion d'une visite à Barcelone, le professeur John Cryan présente de nouveaux résultats montrant que les polyphénols du café pourraient favoriser les communautés microbiennes impliquées dans la communication entre l'intestin et le cerveau, et explique pourquoi le café décaféiné a lui aussi produit des effets similaires.

Au-delà de la génétique et du mode de vie, le microbiome intestinal est de plus en plus reconnu comme un facteur important dans la progression du cancer et la réponse aux traitements. Cela soulève une question importante : une meilleure compréhension de cet écosystème, ainsi que la capacité à le cibler, pourraient-elles transformer notre manière de traiter le cancer ?

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin associée à un déséquilibre du microbiome intestinal. Des chercheurs de l'Université McMaster ont découvert chez la souris un moyen de cibler et de « désactiver » uniquement les bactéries intestinales nocives à l'aide de virus de précision spécialement conçus à cet effet. Cette avancée ouvre la voie à des traitements personnalisés.

Une nouvelle étude identifie deux micro-organismes intestinaux courants qui agissent de concert pour dégrader la mucine, un lubrifiant essentiel au transit des selles. Ce mécanisme pourrait expliquer pourquoi de nombreux traitements peinent à apporter un soulagement durable. Ces résultats pourraient ouvrir la voie à des thérapies personnalisées et à de nouveaux biomarqueurs diagnostiques.

Les fibres alimentaires sont souvent considérées comme essentielles à la santé intestinale. Mais est-ce toujours bénéfique ? De nouvelles recherches remettent en question cette idée en soulignant que toutes les fibres n’agissent pas de la même manière et que le contexte, le type et la dose jouent un rôle déterminant.

De l’alimentation aux thérapies du microbiome : l’essentiel du GMFH Summit 2026

19 mai 2026

by Manon Oliero, Giovana Martucelli, Andreu Prados

La 14e édition du Sommet mondial Gut Microbiota for Health a réuni des chercheurs de premier plan venus du monde entier pour présenter les derniers progrès dans ce domaine. Le sommet a mis en lumière l’importance croissante de pratiques cliniques qui se sont progressivement imposées ces dernières années, tout en présentant des résultats inédits sur de nouvelles thérapies ciblant le microbiome.

Chez les personnes atteintes de maladie cœliaque, le régime sans gluten est souvent pauvre en fibres alimentaires. Une équipe de l’Université McMaster a montré que les personnes atteintes de maladie cœliaque présentent une capacité réduite à métaboliser les fibres alimentaires dans l’intestin grêle, en raison d’un déficit en bactéries essentielles à leur dégradation.

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