À propos de Manon Oliero

Manon Oliero débute son doctorat sur le microbiote intestinal, la nutrition et le cancer au CRCHUM de Montréal. Avant, elle s’est spécialisée dans le domaine du microbiote intestinal et de la nutrition en obtenant un master à Paris en microbiologie et un diplôme d’ingénieur en alimentation et santé à Beauvais. Elle a fait ses premiers pas dans le domaine de la communication scientifique à Barcelone à la suite de son travail sur le microbiote intestinale et l’alimentation au VHIR. Elle est vraiment concernée par la santé publique et pense qu’avec une meilleure alimentation et un mode de vie plus sain nous pourrions être en bonne santé.

Les fibres alimentaires sont souvent considérées comme essentielles à la santé intestinale. Mais est-ce toujours bénéfique ? De nouvelles recherches remettent en question cette idée en soulignant que toutes les fibres n’agissent pas de la même manière et que le contexte, le type et la dose jouent un rôle déterminant.

De l’alimentation aux thérapies du microbiome : l’essentiel du GMFH Summit 2026

19 mai 2026

by Manon Oliero, Giovana Martucelli, Andreu Prados

La 14e édition du Sommet mondial Gut Microbiota for Health a réuni des chercheurs de premier plan venus du monde entier pour présenter les derniers progrès dans ce domaine. Le sommet a mis en lumière l’importance croissante de pratiques cliniques qui se sont progressivement imposées ces dernières années, tout en présentant des résultats inédits sur de nouvelles thérapies ciblant le microbiome.

Le jeûne intermittent a gagné en popularité en tant qu’approche alimentaire visant à améliorer la santé métabolique et intestinale. Cet article passe en revue les bienfaits et les risques potentiels du jeûne intermittent pour l’intestin, en examinant les dernières données prouvant ses effets sur la digestion, le microbiote intestinal et la santé globale.

De nouvelles études suggèrent un lien entre le changement de proportion de deux bactéries intestinales communes et la gravité des symptômes chez les personnes souffrant de sclérose en plaques. Bien que des études supplémentaires soient nécessaires, les premiers résultats indiquent la présence d’un marqueur microbien potentiel utile pour le suivi de la maladie.

Nous poursuivons notre série consacrée à l’axe intestinal en nous penchant cette fois sur le lien entre l’intestin et la peau. Vous l’avez sans doute déjà remarqué : un repas lourd et sucré peut avoir des répercussions dès le lendemain sur votre épiderme, de même que certaines allergies alimentaires peuvent déclencher des éruptions cutanées. Cette réaction de l’axe intestin-peau prouve que la santé de notre intestin est liée à l’état de notre peau, et vice versa.

Il est probable que vous connaissiez déjà le lien entre l'intestin et le cerveau. Mais saviez-vous que votre intestin et vos poumons échangent en permanence ? Les chercheurs appellent ce lien l'axe intestin-poumon. L'intestin et les poumons sont tous deux des organes à muqueuses. Alors que l'intestin absorbe les nutriments des aliments, les poumons absorbent les gaz comme l'oxygène de l'air.

Pendant la période néonatale de la vie, la faible quantité de bactéries du microbiote intestinal capables de traiter la bilirubine (un produit de la dégradation de l'hème) suggère un lien étroit entre la composition du microbiome et le développement de la jaunisse chez les nourrissons. En d'autres termes, l'absence de certaines bactéries dans l'intestin des nourrissons semble être liée au risque de développer une jaunisse.

Il est souvent conseillé aux personnes atteintes d’une maladie inflammatoire de l’intestin de restreindre l’ingestion de fibres alimentaires. De nouvelles études montrent que les fibres ne fonctionnent pas toutes de la même manière, et que leur impact sur l’inflammation intestinale et la fonction de la barrière intestinale dépend du type de fibre, de l’état immunitaire de la personne, ainsi que de la capacité de fermentation des microbes intestinaux.

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